Toujours est-il
qu'il est arrivé dans le Quercy au Moyen Age (fin XIVème siècle) et
qu'il ne s'est pas arrêté là. Il a continué sa progression vers le Nord,
créant ainsi un 2ème bassin de production en France, le Gâtinais. 200
ans plus tard, on le retrouve en Angleterre où l'on a aussi produit un
temps du safran.
De nos jours, on
peut encore trouver du safran dans les Alpes, en suisse allemande, où
les fleurs percent sous la neige, ce qui illustre bien l’adaptation de
la plante à des climats rigoureux...
Sa culture dans le
Quercy a fait le bonheur des paysans durant plus de 300 ans puis, des
hivers successifs trop rigoureux ont détruit les plantations. De
nouvelles "orientations agricoles" et la concurrence du safran du
Gâtinais, en plein essor à ce moment-là, ont signés "son arrêt de mort"
!
C'est dans les
jardins Quercynois, bien à l'abri des murets de pierres sèches
accumulant la chaleur, qu'ont survécus quelques bulbes.
Est-ce que
d'irréductibles passionnés ont continué leur culture plus modestement
malgré un marché défaillant ?
Ou bien certaines plantations
étaient-elles cachées dans les jardins familiaux,
seules
parcelles de terres a échapper aux impôts ?...
Une
passion d’Hommes pour l’Epice et pour leur Terroir
La relance de la culture du Safran a commencé par
l'échange de bulbes entre particuliers. Puis un jour, c’est à un
agriculteur qu’on été confiés quelques plants. Celui-ci en a parlé à
son conseiller agricole, Pascal HERIN, qui a su voir en cette épice
une possibilité de diversification pour les exploitants et agir en
conséquence.
Aujourd'hui, l'association des
Safraniers du
Quercy est forte de 72 producteurs et
la récolte annuelle
avoisine les 8 kg.
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« Crocus vient du grec
krokos. Crocos, ami de Mercure se trouvant avec lui à jouer au
disque, fût blessé mortellement au front par un coup
malheureux. Son sang s'écoulant fût bu par la terre.
Il ressurgit plus tard sous la
forme des stigmates
rouge sang de la fleur de
safran. »
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